En bref : les principaux noms de sabres japonais se classent d'abord par la longueur de la lame : tantō (dague), wakizashi (sabre court), katana ou tachi (grand sabre) et ōdachi (très grand sabre). S'y ajoutent des armes d'hast comme la naginata et des objets d'entraînement comme le bokken ou l'iaitō. Les longueurs ci-dessous sont indicatives, car les limites changent selon les époques et les sources.
Comment les sabres japonais sont-ils nommés ?
Les noms reposent sur la longueur de la lame, mesurée en shaku, une ancienne unité d'environ 30,3 cm. Un sabre dont la lame dépasse deux shaku, soit à peu près 60 cm, s'appelle en général un grand sabre. En dessous, on parle de sabre court, puis de dague. À cette logique de taille s'ajoutent le type de monture, l'époque et la manière de porter l'arme. Un même mot peut donc recouvrir des réalités un peu différentes selon les écoles.
Toutes les fiches détaillées sont réunies dans la collection sabre japonais : 252 modèles, de 12,90 € à 2 650 €.
Quels sont les longueurs de chaque sabre ?
| Nom | Longueur de lame indicative | Description rapide |
|---|---|---|
| Tantō | Moins d'un shaku, soit moins de 30 cm | Dague, à un ou deux tranchants selon les modèles |
| Kodachi | Environ 40 à 60 cm selon les sources | Petit sabre, terme utilisé de façon variable |
| Wakizashi | Environ 30 à 60 cm | Sabre court, porté avec le katana |
| Katana | Plus de 60 cm, souvent 65 à 75 cm | Grand sabre porté tranchant vers le haut |
| Tachi | Plus de 60 cm, souvent plus cambré | Grand sabre ancien porté tranchant vers le bas |
| Ōdachi / nodachi | Autour de 90 cm et au-delà | Très grand sabre, rare, maniement discuté |
Ces fourchettes doivent se lire avec prudence : certains auteurs placent le seuil du ōdachi plus haut, et le terme kodachi n'a pas de définition unique.
Qu'est-ce qu'un katana, un tachi et un wakizashi ?
Le katana est le grand sabre porté à la ceinture par les guerriers de la période Muromachi à celle d'Edo. Le tachi est son prédécesseur : plus courbé, porté tranchant vers le bas. Le wakizashi est le sabre court que l'on gardait à l'intérieur, car le grand sabre était souvent laissé à l'entrée. L'association katana et wakizashi forme le daishō, voir notre guide du daishō. Pour la différence entre katana et sabre au sens large, voyez katana ou sabre.

Quel est le nom d'un petit katana ?
Il n'existe pas de « petit katana » comme catégorie. Selon la longueur, on parle de wakizashi (sabre court) ou de tantō (dague). Les produits vendus en ligne sous l'appellation « mini katana » sont des objets de décoration ou des coupe-papiers, pas des armes d'une catégorie historique. Si vous cherchez un format plus court, la collection de wakizashis et la collection de tantōs sont les bonnes entrées ; les guides wakizashi et tantō détaillent leur histoire.
Que sont l'ōdachi, le nodachi et le ninjatō ?
L'ōdachi est un sabre de très grande taille. Le nodachi (« sabre de campagne ») est un terme proche, souvent employé comme synonyme, même si les spécialistes en discutent l'usage exact. Ces lames étaient rares et probablement portées dans le dos ou par plusieurs hommes. Notre guide du ōdachi en parle plus longuement.
Le ninjatō est un sabre droit, à garde carrée, très présent dans la fiction et dans certains arts martiaux modernes. Son historicité est discutée : aucune source ancienne ne décrit un modèle standard de « sabre de ninja ». Voir le guide du ninjatō.

Quelles armes d'hast ressemblent à des sabres ?
- Naginata : une lame courbe fixée sur un long manche. Elle a été l'arme des moines-guerriers, puis des femmes de la classe guerrière. Voir le guide de la naginata.
- Nagamaki : une lame longue montée sur une poignée de longueur comparable, entre le sabre et l'arme d'hast.
- Yari : la lance droite, arme principale de l'infanterie à de nombreuses périodes.
Quels termes désignent la monture et les objets d'entraînement ?
Un même sabre peut changer de monture. En dehors de l'usage, la lame est conservée dans une shirasaya, un fourreau et une poignée en bois naturel, sans ornement, qui protège l'acier pendant le stockage. Pour la pratique, trois outils reviennent sans cesse :
- Bokken : sabre en bois pour l'entraînement.
- Iaitō : réplique à lame non affûtée, utilisée en iaidō.
- Shinai : sabre en lamelles de bambou, utilisé en kendo.
Le guide bokken, iaitō et katana d'entraînement explique comment choisir entre eux.
Pour aller plus loin dans ce dossier : Katana ou sabre : quelle différence entre les deux ?, Katana, tantō, wakizashi : comparatif des sabres japonais et Katana vs wakizashi : différences de taille, d'usage et d'histoire.

Comment retenir tous ces mots ?
Quelques points de méthode aident aussi. Quand une fiche annonce « sabre court », vérifiez la longueur de lame en centimètres plutôt que le nom seul. Quand elle parle de « tachi », regardez le port et la courbure. Et quand elle évoque un « sabre de ninja » ou un « sabre de samouraï », rappelez-vous que ce sont des appellations commerciales ou de fiction, qui ne correspondent à aucune catégorie historique précise. Le vocabulaire japonais est précis, mais il ne devient utile que s'il se vérifie sur les dimensions.
Une astuce simple : la longueur donne le nom de base, la manière de porter distingue katana et tachi, et la fonction (arme, entraînement, stockage) explique le reste. Pour les parties d'un sabre (tsuka, tsuba, saya, habaki), l'article sur la saya et celui sur la tsuba vous donnent le vocabulaire de la monture. Pour voir les différents formats côte à côte, parcourez les collections de katanas et de sabres plus courts.











